J’ai toujours trouvé Opera (le navigateur, j’entend) sympa. J’ai récupéré la beta de la version 10 il y a 3 semaines et, comme d’habitude, je n’ai pas été déçu. Jetez un oeil sur les nouveautés de cette nouvelle mouture pour vous en convaincre.
Cela dit, je suis tombé sur un build spécial de cette beta qui intègre une fonctionnalité particulière : Unite. L’idée est intéressante, basée sur le concept de p2p, elle envisage la décentralisation de l’information (versus tout est centralisé sur les serveurs de Google, Facebook, Flickr ou même Microsoft). Je ne reviendrai pas sur les avantages et les inconvénients du centralisé vs. distribué mais j’avoue que l’idée que mes données personnelles se trouvent entre les mains de tiers (pas vraiment de confiance comme l’expérience le prouve souvent) me met mal à l’aise. Pour en revenir à Unite, la mise en oeuvre de cette idée donc, est de transformer chaque machine cliente en serveur. Jusque là, ça colle. Et quoi de plus naturel que d’utiliser un serveur web comme contre-partie d’un navigateur ? Rien. Eh oui, avec Opera Unite chaque navigateur Internet devient aussi serveur Web. Tellement simple que personne n’y avait pensé avant.
Du coup, je peux mettre à disposition tout ce que je désire (ou presque) à partir de mon propre PC et je suis sûr de garder le contrôle de la source. Terminé alors les conditions d’utilisation à la Facebook. Trop bien
Alors pourquoi vous n’en avez pas entendu parler ? Parce que, naturellement, c’est tout nouveau, mais surtout parce que ça n’est pas aussi simple que ça (eh oui, vous croyez au Père Noël ?
). Le plus gros problème de ce type de technologie, c’est le référencement. En effet, comment mes amis vont-ils savoir que je partage quelque chose et surtout comment se connecter à mon PC ? Ensuite viennent les problèmes de connectivité : ma Neuf Box est-elle configurée pour que ça fonctionne ? Et je termine cet avant-goût avec la sécurité, ces millions de PC/serveurs web, quelle fête pour les hackers en tout genre… Bref, ces aspects sont plus simples à gérer dans une architecture centralisée, mais deviennent un cauchemar dès que l’on se projette dans un contexte distribué (voir Bittorrent, Skype, eDonkey et j’en passe).
Alors dommage, poubelle ? Non sûrement pas. Mais il y a encore beaucoup de travail pour rendre ce concept viable et surtout à la portée de tous, ce qui me semble être la condition sine qua non de ce modèle. Et quoi qu’il en soit, je vous encourage à lire l’article de Lawrence Eng qui explique le concept bien mieux que je ne le fait. Ensuite, pour voir quelques exemples concrets d’applications, jetez donc un œil à l’introduction de Unite de Chris Mills. Perso, je vais continuer à creuser l’idée… mais à bicyclette. On est dimanche quand même


